Mary Wollstonecraft Shelley 1797-1851

Mary Wollstonecraft Shelley            1797-1851
Frankenstein, son œuvre majeure, fut écrit en 1818 et est inspiré de la vie de Johann Conrad Dippel, alchimiste. La belle-mère de Mary Shelley était Mary Jane Clairmont, la traductrice des contes de Grimm en langue anglaise, et elle avait lu dans une lettre de Jacob Grimm, en 1813, une histoire sur l'alchimiste, théologien et médecin Johann Conrad Dippel. Dans cette histoire, Dippel essaye de créer un homme constitué du sang de jeunes femmes et de différentes parties de corps humains. La prison de son château a été utilisée comme laboratoire pour ses expériences. Dippel était un alchimiste très contesté et ses expériences étaient très controversées. La couleur du Bleu de Prusse a été découverte pour la première fois dans un de ses laboratoires. Il a sûrement effectué des autopsies mais ses adversaires ont exagéré les faits. Ils ont peut-être voulu créer le scandale afin d'empêcher la réalisation de ses expériences.

Mais, l'idée de ce roman date de 1816, alors que Mary Shelley était en villégiature à Cologny près de Genève, en compagnie de son mari et de leur ami commun Lord Byron. La saison était très pluvieuse et le trio parlait longuement; c'est lors d'une discussion sur la littérature allemande que Mary Shelley eut l'idée d'un roman gothique racontant la création d'un homme, sans être Dieu, mais en utilisant une énergie d'essence divine, le « feu du ciel » dont Pline l'Ancien considérait son utilisation comme un sacrilège aux conséquences terribles, d'où le surnom « Prométhée moderne » faisant allusion au Titan qui avait donné le feu sacré aux hommes.

L'époque était, en fait, celle des débuts de la maîtrise de l'électricité; ce qui semblait fondamentalement magique et touchant effectivement à la puissance divine. En résidence entre le Jura et la vallée de l'Arve, elle avait certainement eu connaissance des efforts faits pour la maîtrise de l'énergie électrique, la « houille blanche » qui allait assurer la richesse des Alpes du Nord.

Mary Shelley est également consciente du sublime des montagnes alpines qui offrent à sa plume tant d'occasions de peindre des paysages qui forcent l'admiration. Le massif du Mont-Blanc était tout à côté et sa présence est réelle dans son roman lorsqu'elle décrit « le rugissement furieux de la rivière (...) les précipices (...) les immenses montagnes (...) révélaient en ces lieux la présence de forces évoquant celle de la toute puissance »; les »géants prestigieux des Alpes (...sont des...) pyramides et des dômes blancs et étincelants (...) un autre monde, habitat d'une espèce inconnue de nous.

# Posted on Wednesday, 11 April 2007 at 6:09 PM

Abraham Stoker, dit Bram Stoker 1847 -1912

Abraham Stoker, dit Bram Stoker      1847 -1912
Il est né à Clontarf, au nord de Dublin, d'un père fonctionnaire au Secrétariat général de Dublin castle et d'une mère engagée en faveur de la condition féminine. Enfant maladif jusqu'à l'âge de huit ans, il écoute lors de sa longue convalescence les légendes irlandaises surnaturelles racontées par sa mère. Ces récits marquent toute sa vie.

En 1863, il intègre le Trinity College de Dublin pour suivre les traces de son père : il obtient son diplôme en 1870.

En 1867, il rencontre le monde du théâtre et écrit pour un journal. Ces articles signés, écrits en marge de sa profession de fonctionnaire, lui valent de fréquenter la société culturelle londonienne. En 1875, il publie son premier roman The Chain. Il se lie d'amitié avec Henry Irving, un acteur influent. Cette amitié les mène au Lyceum Theatre de Londres, duquel Bram est nommé administrateur. Il prend alors sa place dans la société culturelle britannique. En 1911, il publie The Lair of the White Worm, qui connait un succès considérable mais bien en deçà de celui de Dracula.

Bram Stoker, en créant le personnage littéraire de Dracula, suit la lignée des auteurs alors attirés par le fantastique, telle Mary Shelley et son Frankenstein. Cette nouvelle veine littéraire correspond au contexte historique de l'époque. La Grande-Bretagne de la fin du XIXe siècle vivait dans un climat de terreur et de tabous. L'époque victorienne voyait sa dignité et sa prestance ébranlées par les meurtres des prostituées commis par Jack l'éventreur. Stoker est donc un écrivain qui épousait les préoccupations de son temps.

Il travailla dix ans sur Dracula, ayant pris connaissance grâce à Arminius Vambéry (de son vrai nom Hermann Vamberger), spécialiste de l'Europe centrale, de l'histoire de Vlad Tepes.

Stoker se révèle très perfectionniste et son ouvrage s'apparente autant à un roman qu'à une étude ethnologique, historique, géographique ou folklorique. Il mit dix ans pour l'écrire. Malheureusement, cette œuvre ne connut pas de succès immédiat et il faudra attendre la mort de l'auteur pour que le nom de "Dracula" accède à la postérité.

Selon Matei Cazacu, auteur aux éditions Tallandier d'un ouvrage de référence sur Dracula, Bram Stoker s'est largement "inspiré" d'un roman de Marie Nizet intitulé Le Capitaine Vampire. Mais même si il y a eu plagiat, c'est bien la plume de Stoker qui permit à Dracula de devenir le vampire par excellence.

# Posted on Wednesday, 11 April 2007 at 6:13 PM

Howard Phillips Lovecraft

Howard Phillips Lovecraft
Il rédige ses premiers poèmes, ainsi que sa première nouvelle, La petite bouteille de verre (The little glass bottle) à l'âge de six ans. Il passe son enfance dans la ville de Providence, le plus souvent à l'écart des enfants de son âge, enfermé dans la maison familiale dont les rideaux sont tirés, l'enfant souffrant visiblement d'une trop grande sensibilité à la lumière. Le 3 mars 1924, il épouse Sonia Haft Greene et s'installe chez elle, dans le quartier de Brooklyn à New York. En avril 1926, Lovecraft quitte l'appartement de New York pour retourner vivre à Providence chez sa tante la plus âgée, Lillian Clark. Il divorcera trois ans plus tard et ne connaîtra plus d'autre femme.

Il imagina une cosmogonie fabuleuse de dieux, de créatures et de lieux étranges regroupés sous l'expression Mythe de Cthulhu, un terme inventé par l'écrivain August Derleth après sa mort et que l'on retrouve dans la plupart de ses textes.

Solitaire, maladif et rongé par un mal-être permanent, Lovecraft était en perpétuelle difficulté financière, mais il demeurait toujours prolixe en conseils à ses amis écrivains. Toujours insatisfait, il travaillait sans relâche et publiait notamment dans des pulps, dont le magazine Weird Tales où on lui fit essayer tous les genres mais, n'ayant guère le sens des contacts humains, et ignorant les nécessités humaines ordinaires, ses œuvres semblaient écrites par un extraterrestre de sorte qu'elles étaient le plus souvent refusées, ne correspondant pas aux critères éditoriaux de ce genre de presse destinée au public d'alors.

Ne réussissant pas à vivre de sa plume, il a pratiqué différents petits boulots, et il semblerait qu'il ait été gardien d'un cinéma peu de temps avant sa mort.

Décédé d'un cancer de l'intestin, il laissa derrière lui quantité de textes non publiés. Son testament chargeait Robert H. Barlow, l'un de ses correspondants, de la publication du restant de son œuvre. Malheureusement, Barlow ne s'acquitta pas de sa tâche, ne publiant qu'un seul texte en 1938. Mais cette mission fut reprise par August Derleth et Donald Wandrei, amis de Lovecraft qui travaillaient eux-aussi pour la revue Weird Tales. Ils créèrent ensemble la maison d'édition Arkham House qui avait pour vocation de publier les œuvres de Lovecraft. C'est grâce à leur acharnement et leur dévouement que les écrits de HPL purent être diffusés, jusqu'à lui offrir un succès posthume qu'il n'avait jamais connu de son vivant.

De nombreuses études biographiques ont été écrites sur Lovecraft, comme celle de l'écrivain français Michel Houellebecq (H.P. Lovecraft Contre le monde, contre la vie, ISBN 2-290-05586-4). Les principaux biographes de Lovecraft sont S.T. Joshi, dont le travail a permis d'exhumer de nombreuses œuvres inconnues, principalement des travaux de nègre littéraire, et Lyon Sprague de Camp, dont le travail demeure une référence, et qui a le mérite de mettre à jour certains mécanismes psychologiques qui ont amené Lovecraft à développer son style et sa personnalité.

À titre de curiosité historique, une plaque commémorative a été apposée sur l'immeuble où Lovecraft a séjourné lors de son passage à Québec, au tout début des années 1930. L'édifice (le Saint-André) est situé au 801, rue de Bougainville, à l'intersection du chemin Sainte-Foy. Lovecraft, comme tant d'autres écrivains, a été séduit par le cachet européen de la ville. Il a d'ailleurs écrit un texte remarquable sur l'histoire de Québec, dans lequel il évoque son «parfum de douce antiquité, de quiétude et d'éternité...».

# Posted on Wednesday, 11 April 2007 at 6:16 PM

Anne Rice, de son vrai nom Howard Allen O'Brien

Anne Rice, de son vrai nom Howard Allen O'Brien
Anne Rice est née le 4 octobre 1941 à La Nouvelle-Orléans où elle a grandi, jusqu'à son mariage, en 1961, avec le poète Stan Rice. Les jeunes mariés ont quitté la Nouvelle Orléans à cette date pour s'installer à San Francisco. Ces deux villes constituent souvent le cadre des aventures fantastiques vécues par les personnages de la romancière.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Anne Rice n'est pas un auteur typique de littérature fantastique, même si elle a baigné, durant toute son enfance, dans la culture de la Nouvelle-Orléans — faite de vaudou et d'autres éléments magiques — propice à l'élaboration de récits extraordinaires. En fait, elle s'inspire tout simplement de ce qu'elle a toujours connu, et à travers ses romans se dessine un hommage constant à la ville qu'elle chérit plus que tout.

Anne et Stan ont eu une petite fille, Michèle, née en 1966, morte le 5 août 1972 à la suite d'une leucémie. La mort de sa fille a plongé Anne Rice dans un profond désespoir et c'est pour s'en sortir qu'elle a écrit son premier succès : Entretien avec un vampire.

En 1978, elle a eu un fils, Christopher. Stan, Anne et Christopher Rice sont revenus s'installer à la Nouvelle-Orléans alors que Christopher était encore un jeune garçon. Forte de son succès, Anne Rice a pu emménager dans la maison qu'elle rêvait depuis toujours d'habiter dans le Vieux Carré, quartier de la Nouvelle-Orléans. Cette maison est celle que la romancière décrit, trait pour trait, dans le premier tome des chroniques de sorcières, la maison des Mayfair.

Stan Rice est mort le 9 décembre 2002.

# Posted on Wednesday, 11 April 2007 at 6:20 PM

Les films a embiance gothique

Les films a embiance gothique
Et oui les gothiques et l atmosphère gothique ont étaient utiliser au cinéma pour différent films laisser moi vous parler de quelques un de c films ainsi que de leurs réalisateur niar niarf niarf

# Posted on Tuesday, 17 April 2007 at 3:50 PM